Le royaume d'Arabie Saoudite a une particularité par rapport à d'autres pays du monde islamique. En effet, sa population atteint actuellement 18 millions d’individus qui tous professent l’Islam comme religion. En outre, près de 7 millions d’étrangers de 130 pays de tous les coins du monde résident sur son sol et vivent en Arabie Saoudite dans une égalité parfaite dans les droits, les devoirs et l’emploi. Le Royaume a tiré sa spécificité et son statut particulier après des musulmans du monde entier en tant que berceau de l’Islam et source du message du Prophète Muhammad (r). Il renferme à la Mecque la maison sacrée d’Allah, et la Kaaba, qibla des musulmans, car, partout où ils se trouvent ils s’orientent vers la Kaaba dans leurs cinq prières quotidiennes. Ils vont annuellement à la Mecque pour accomplir le pèlerinage (hadj) ainsi que pour accomplir l’Oumra durant toute l’année. L’Arabie Saoudite abrite également la mosquée du Messager d’Allah, Muhammad (r).
La société saoudienne est fondée sur l'Islam et la foi en Allah. C’est leur religion qu’ils pratiquent effectivement. Aussi, toutes les affaires de leur vie sont rattachées aux règles de la religion islamique. De même, l’Arabie Saoudite est le seul Etat islamique dans le monde a appliquer la loi d’Allah. Sa constitution est le Qur'an noble. Depuis la naissance de l’Arabie Saoudite à l’époque moderne, ce pays se conforme à la loi religieuse et l’applique dans toutes ses affaires.
C’est donc la loi islamique qui gouverne et domine la politique saoudienne, ses instances politiques, sociales et intellectuelles. Le Royaume a préservé cela depuis sa naissance. C'est ainsi que l'Islam a toujours géré, orienté et réglé tous ses règlements impliqués par le mouvement de la construction, du développement et du progrès qui a accompagné l’unification du Royaume pour le conduire à sa renaissance et son rang éminent au sein de la communauté internationale.
C’est dans cette logique que l’Arabie Saoudite a œuvré depuis les débuts de sa création à établir le système de "la recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable", en tant qu’obligation communautaire (wâjib kifâyah) qui, lorsqu’elle est accomplie par une partie de la communauté, les autres sont dispensés de l’obligation. Les savants réformistes dans le passé accomplissaient leur devoir de recommander le convenable et d’interdire le blâmable individuellement. Lorsque le pays a connu la stabilité sous le règne du roi Abdelaziz, ce dernier confia à certains savants la responsabilité de la recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable à une plus grande échelle dans le pays. Ensuite, cet organisme religieux réformiste se développa et ses branches furent créées dans les grandes villes en dehors de Riyad, la capitale saoudienne. Sous le règne du roi Faysal, le rôle de cet organisme connu un progrès qualitatif. En effet, il se concentra sur les fonctions qui lui sont historiquement attachées, c'est-à-dire la recommandation du convenable et l’interdiction du blâmable dans le domaine religieux, et plus précisément dans tout ce qui est en rapport avec la préservation de la croyance islamique, les actes d’adoration, les transactions, les comportements et la morale.
Sous le règne du roi Khaled, il y eu une unification de tous les organes chargés de recommander le convenable et d’interdire le blâmable en un seul organisme sous l’appellation: "Présidence générale du Comité de la Recommandation du Convenable et de l’Interdiction du Blâmable". Son premier président fut désigné et le roi lui donna le rang et les prérogatives d’un ministre. Et à l’époque du Serviteur des deux Saintes Mosquées, le roi Fahd ibn Abdelaziz, les choses se développèrent davantage et cet organisme devint un appareil indépendant directement rattaché au président du Conseil des Ministres, "le roi", et son président était désormais désigné par décret royal.
Compte tenu de l’intérêt de l’Etat pour la recommandation du convenable et l’interdiction du blâmable, l’organisation fondamentale de la gouvernance en Arabie saoudite (publiée par le décret royal numéro A – 90 du 27/8/1312 H) oblige l’Etat à assurer la recommandation du convenable et l’interdiction du blâmable. Dans l’article (22) de cette organisation, il est dit : "L’Etat préserve la croyance islamique, applique la charia, ordonne le convenable et interdit le blâmable, et accomplit le devoir d’appel à l'Islam".
Si la police officielle moderne dans toute société assure la sécurité publique sur le plan sociopolitique, le comité de la recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable en Arabie Saoudite est devenu un linéament important et central de la préservation de l’identité de la société saoudienne et prépare l’application effective de la recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable sur le terrain. Conformément à son règlement, les devoirs du Comités sont limités dans l’orientation et le conseil des gens afin qu’ils suivent les devoirs religieux établis par la législation islamique et d’amener ces derniers à les accomplir, de même que l’interdiction du blâmable de manière à les empêcher de commettre les actes illicites et les actes interdits par la religion, ou de suivre des habitudes et coutumes inappropriées ou des innovations blâmables et ce en appliquant ce qui suit :
a - L’exhortation des gens à s’attacher aux piliers de l'Islam que sont la pratique de la pure unicité d’Allah, la prière rituelle, la zakat, le jeûne et le hadj pour celui qui en est capable ; et à se parer de ses comportements nobles ; de les inviter aux œuvres méritoires telles que la franchise, la sincérité, le respect de l’engagement, la restitution des dépôts, la piété filiale, l’entretien des liens de sang, le respect des droits du voisin, la bonté envers les pauvres et les nécessiteux, l’assistance aux personnes âgées et aux faibles.
b - Etant donné que la prière rituelle représente le pilier de la religion et l’un de ses principaux piliers dont le musulman ne peut se réclamer de l'Islam qu’en les accomplissant, il convient de surveiller son accomplissement aux heures prescrites par la religion dans les mosquées et d’exhorter les gens à répondre promptement à l’appel à la prière et de s’assurer que les boutiques sont fermées et que le commerce n’a pas lieu aux heures de la prière
c - La surveillance des marchés publics, des routes, des jardins, et bien d’autres lieux publics afin d’empêcher l’accomplissement d’actes blâmés par la religion tels que :
1 - La mixité entre les hommes et les femmes ainsi que l’attifement, tous deux interdits par la religion.
2 - L’imitation d’un sexe par le sexe opposé.
3 - Le fait que les hommes abordent les femmes avec des paroles ou des actes qui entament la pudeur.
4 - La prononciation publique d’expressions qui entachent la pudeur ou sont contraires aux bonnes mœurs et qui causent du tort à autrui.
5 - Hausser le volume de sa radio, de son téléviseur ou de son lecteur de cassettes et autres appareils semblables à proximité de mosquées ou de manière à ce que cela dérange les fidèles en train de prier et trouble leur humilité et leur recueillement.
6 - Le fait que les non musulmans manifestent publiquement leurs croyances ou les rites de leur religion de manière ostentatoire contraire à l’ordre social, ou le fait que les non musulmans manifestent publiquement leur non respect pour les rites de l'Islam et ses préceptes.
7 - L’exposition ou la vente d’images, de livres, d’enregistrements vidéo ou audio contraires aux règles de bienséance prônées par l'Islam ou opposées à la croyance islamique et l’adoption de mesures préventives en collaboration avec les services concernés.
8 - L’exposition d’images en relief, ou des nudités, ou de signes des religions autres que l'Islam, comme la croix, l’étoile de David, la représentation du Bouddha, etc. dans les lieux publics. Ce sont des pratiques contraires à la croyance et aux règles de la société.
9 - La production, la vente ou la consommation des produits enivrants. Cela se passe en collaboration avec les services de sécurité spécialisés en compagnie des services concernés.
10 - L’interdiction de toutes les voies successibles de conduire à commettre des turpitudes "tels que la fornication, l’homosexualité, le jeu de hasard" ou la gestion de maisons closes et autres lieux où l’on commet des actes blâmables et des turpitudes.
11 - La pratique de la magie, de la sorcellerie et de la charlatanerie pour s’approprier injustement l’argent des gens.
12 - La fraude dans le poids et mesures et le fait de duper les gens.
13 - Le contrôle des expositions et des ateliers de couture d’habits de femmes pour s’assurer de la conformité à la morale et prévenir la violation et l’attentat à la pudeur.
L’accomplissement des devoirs ci-dessus par le Comité de Recommandation du Convenable et de l’Interdiction du Blâmable apporte la sécurité dans la société et met les citoyens, les résidents et les visiteurs à l’abri de tout ce qui trouble l’ordre. En effet, le Comité et ses hommes sont comme un œil qui veille en permanence sur les comportements de la société et garantit la pratique des comportements islamiques de manière à assurer à la société sa sécurité et son bonheur.
Afin de garantir l’accomplissement de ses devoirs de manière parfaite par le Comité en Arabie Saoudite, son règlement publié par le secrétariat général du conseil saoudien des ministres (article 7) établit que le choix du président et des membres de cet organisme, ainsi que des contrôleurs, des enquêteurs, des présidents des divisions religieuses, des superviseurs et des auxiliaires qui y œuvrent, se fait parmi ceux qui ont une formation intellectuelle adéquate, ont une bonne réputation et une vie propre, et parmi ceux qui sont compétents dans ce domaine afin de garantir leur bon agissement vis-à-vis des citoyens et autres résidents et visiteurs musulmans et non musulmans.
L’actuel président de ce Comité en Arabie Saoudite, le Cheikh Ibrahim Al Ghaith a affirmé que désormais, seuls les diplômés d’université pourront être recrutés dans les comités de recommandation du convenable et d’interdiction du blâmable afin de limiter les méprises.
Dans le souci d’actualiser en permanence les idées et les visions de ses employés ainsi que leur manière d’aborder le public de toutes les classes, nationalités et religions, le Comité organise des courts séminaires de formation à l’intention de tout son personnel. Le nombre de ceux qui ont déjà profité de ces séminaires atteint 80 à 90% de l’ensemble des travailleurs du Comité. Toujours dans le domaine de l’actualisation, un décret royal a créé un institut supérieur qui s’occupe des questions de la recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable. Cet institut qui dépend de l’université Oumm al Qura de la Mecque a pour rôle de consolider la mission du Comité dans le royaume avec des aptitudes spécialisées et formées dans ce travail islamique de manière à rehausser les capacités et les aptitudes des travailleurs dans ce domaine. Il y a des conseils en permanence à l’intention du personnel du Comité, leur rappelant sans cesse que leur rôle consiste à orienter les gens, à leur conseiller de suivre les obligations religieuses établies par l'Islam, d’amener les gens à les accomplir, leur rappeler qu’ils ne constituent pas un pouvoir pour obliger ou faire fuir les gens sans leur répondre favorablement. Les hommes du Comité représentent donc une tranche de la société et leur but est de reformer la société, de garder ses fondements solides en sorte qu’elle pratique la loi d’Allah, qu’on y ordonne le convenable et y interdise le blâmable.
La compréhension du rôle précurseur de l’Arabie Saoudite par rapport au monde musulman et la compréhension de la philosophie du gouvernement dans ce pays, qui se fonde sur la protection de la croyance, la loi et la morale islamique, suffit à faire accepter le système du Comité "la police religieuse" en tant que système qui œuvre à préserver la société, à l’entretenir et la garder pure. C’est un objectif noble que visent toutes les sociétés qui ont pour objectif de concrétiser la sécurité individuelle et sociale et de propager la vertu entre ses membres.
Aussi, nous trouvons nécessaire la création d’un service chargé de la réalisation de cette responsabilité sociale. Dans notre société saoudienne, le Comité de recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable est un modèle de l’exécution de cette responsabilité, en tant que direction officielle qui joue un rôle social complémentaire aux autres instances de l’Etat.
En raison du fait que les domaines et les spécialités de la recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable sont variés et nombreux et ont besoin d’un potentiel et de spécialisations précises dont celui qui travaille dans ce domaine ne peut supporter toutes les charges, beaucoup de services ont été créés dont chacun se spécialise dans un domaine précis. La complication de la vie et le progrès des éléments de notre vie contemporaine ont dicté cela. Notre société s’est intéressée à l’application des ordres divins et les moyens pour y parvenir, il y a la création de la Présidence Générale du Comité de la Recommandation du Convenable et de l’Interdiction du Blâmable. C’est en effet un organisme religieux en plus d’être la direction officielle de la recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable.
Il est possible de dire que cet organisme est un des moyens officiels de régulation de la société en Arabie Saoudite. Parmi les rôles de la régulation sociale, il y a la détermination du cadre du comportement acceptable dans la société. En effet, dans toute société ou groupe, il y a des mesures requises que chaque individu recherche dans l’accomplissement de son rôle social. De même, il y a des comportements que la société n’accepte pas et ne permet pas à ses membres d’accomplir pendant qu’ils accomplissent leur rôle social, ou effectuent leurs activités collectives. Le but suprême de la régulation sociale est qu’il soit la garantie de la stabilité de l’ordre social, de sa préservation dans un bon état et la poursuite du progrès des fondations et des organisations afin d’assouvir les besoins des individus de la société et assurer leur sécurité.
En analysant les fonctions officielles et les obligations de la police religieuse en Arabie Saoudite, nous trouvons que cet organisme a un aspect sécuritaire moderne et sa présence dans les villes est plus importante que sa présence dans les sociétés rurales et traditionnelles, parce que la société traditionnelle est façonnée par les systèmes de contrôle social non officiel telle que la famille, ou par le pouvoir officiel comme la police publique. Ainsi, le rôle du Comité dans ce genre de sociétés rurales se limite seulement à la prédication et l’orientation. Mais lorsque le Comité travaille dans les grandes villes, il joue un rôle plus important que la prédication et l’orientation et a désormais un aspect sécuritaire moderne.
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En observant le mécanisme de la distribution des tâches dans le Comité et le rôle de chacune de ses divisions, nous trouvons qu’il détermine cela en fonction de la nécessité de garantir la force de la science, la force de la volonté, la force de l’organisation et la force de l’exécution. Avec la force de la science, on connaît la voie afin de l’emprunter. Avec la force de la volonté, on emprunte la voie et poursuit la marche ; avec la force de l’organisation, on obtient la force et la perfection de la marche ; et avec la force de l’exécution, on obtient le fruit et le résultat.
Ceci comprend les rôles, les aptitudes et les opérations, voire l’organisation administrative dans laquelle il convient de façonner ce Comité afin qu’il assure les rôles qu’on lui a confiés pour accomplir sa mission et concrétiser les objectifs pour lesquels il a été créé et se trouve parmi les méthodes de contrôle et de perfectionnement de la société. Le blâmable qu’il convient et doit être interdit par le biais de ce comité et à travers ses employés est du point de vue religieux (tout ce que l'Islam trouve obscène et détestable et dont l'interdiction est rapportée dans le Qur'an et la Sunna prophétique). Ainsi, la recommandation du convenable devient le rappel aux individus et leur orientation à se conformer aux principes et aux enseignements religieux. Pour cela, si l'existence de la police religieuse a été une nécessité depuis l’époque du deuxième calife de l'Islam après le Messager d’Allah (r), c'est a dire Oumar ibn Al Khattâb (t), c’est qu’à notre époque actuelle avec tout ce qu’elle comporte comme violation des enseignements islamiques par certains, elle est nécessaire pour assurer la paix sociale en complémentarité avec la mission des services de sécurité.
Son existence n’est pas liée au manque de confiance dans le comportement des individus de la société. Au contraire, il vient préserver la paix sociale du comportement des égarés quel que soit le degré de leur égarement des croyances, des valeurs et des normes de la société.
Dans certaines sociétés contemporaines, d'aucuns désignent cette activité institutionnelle par (police des mœurs), et c’est une tranche institutionnelle pour assurer la sécurité des individus. Elle existe même dans les sociétés non musulmanes. Bien mieux, nous voyons qu’au Japon, la police est présente dans les rues dans des petites guérites semblables à des kiosques avec pour mission d’assurer la sécurité des individus. Et puis, il y a une utilisation technologique parfaite des cameras éparpillées dans les centres commerciaux, les grandes sociétés, les banques, les aéroports, les gares ferroviaires et les hôpitaux pour surveiller tous les mouvements de ceux qui sortent ou entrent et de ceux qui s'y baladent, dans le but de préserver la sécurité. Ce sont des appareils distribués dans ces institutions pour contrôler le comportement de la société et comme instrument qui fourni une assistance dans l’application des lois dans ces institutions commerciales, industrielles, politiques et sociales. Et parce que les moyens humains ne suffisent pas pour surveiller les contrevenants.
Le peuple saoudien ainsi que les résidents et les visiteurs de ce pays témoignent pour avoir vécu la pratique du principe de la recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable par un comité officiel qu’ils vivent dans une société paisible qui pratique la loi de l'Islam dans la société, sans discrimination basée sur l’origine ethnique, la couleur ou la nationalité. Les droits du citoyen et du résident sont garantis par les textes religieux qui stipulent le droit et ses garanties, voire la sanction requise en cas de violation de ce droit. C'est une sanction qui est appliquée selon des conditions légales islamiques précises détaillées garantissant à la fois le droit de la société et le droit de l’individu. Et ce, que celui qui subit cette sanction soit saoudien ou non saoudien, qu'il soit musulman ou non musulman, considérant que la conservation et la protection de la dignité de l’homme –sans tenir compte de sa race, de sa couleur ou de sa religion- est un des droits fondamentaux de l'homme. En effet, l’homme est la créature la plus digne et son droit à la liberté et à l’égalité est sacré. Toutefois, lorsque la liberté incontrôlée conduit l'individu au mal et à la dépravation et lui permet de causer des préjudices à son prochain ou à la société, la police religieuse contrôle l’individu et la société contre l’évasion et délivre la vertu des appétences des plaisirs ou des tentatives de dénigrement de la dignité de l'âme ou du corps humain au nom de la liberté.
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Le principe de la recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable a assuré a la société saoudienne trois choses importantes et essentielles que vise toute société évoluée. Ces choses sont : la continuité, la stabilité et la solidarité. En outre, elle œuvre dans le cadre d’un mode de pouvoir sans pareil. L’utilisation du pouvoir de la société est repartie entre le commun du peuple et garantit une aide sage et efficiente de l’Etat par le peuple dans l’opération du contrôle social. Pour cette raison, la vision des saoudiens et des non saoudiens parmi les résidents est une vision positive vis-à-vis de cette institution religieuse. C’est elle qui se charge de la reforme religieuse et sociale et c’est un travail confié à une instance spécialisée qui l’applique selon des normes islamiques et disciplinaires en vigueur dans la société. C’est ce qui manque à plusieurs communautés de nos jours, et en particulier aux pays occidentaux.
Le rôle du comité de recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable va de l’exhortation et l’orientation à la concrétisation de la sécurité et de la stabilité sociale par le biais du contrôle religieux, sécuritaire et social. Aussi, l'existence du comité est un facteur qui contribue à diminuer les fardeaux de la police nationale. C’est un important moyen qui allège la redevance du progrès que connaissent les sociétés industrielles ou civilisées, et œuvre à combler le fossé qui peut résulter de l’inégalité et la divergence entre les aspects matériel et moral de la culture en vigueur, qui à leur tour conduisent à l’apparition de différents problèmes tant qu’on ne les contrôle pas et n’interagit pas avec eux.
Aussi, le comité de recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable dans la société saoudienne est –avec cette acception- une institution de reforme religieuse et sociale qui reflète une conscience collective au niveau du gouvernement et des citoyens et à travers elle, s’accomplit la consolidation des valeurs de la société de manière à conduire à sa sécurité et sa stabilité pour une vie noble où règne la vertu.