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Les doctrines Qadarites


 

     

La doctrine des négateurs de la fatalité

En traitant de cette question, certains égarés ont renié la destinée en présumant qu’Allah(I) le Tout-Puissant n’a pas le savoir des choses avant qu’elles ne se produisent et que Son savoir n’est pas préalable aux événements. Ils disent aussi qu’Allah (I) ne connaît les choses existantes qu’après leur création et leur manifestation dans l’existence.

            Ces gens là ont présumé, à tort, qu’Allah (I), en ordonnant et interdisant les gens, ne sait pas qui lui obéira et qui lui désobéira, Il ne connaît pas qui ira au Paradis et qui ira en Enfer. Il ne connaît les heureux et les misérables dans l’au-delà qu’une fois qu’Il (I) constate qui lui obéit et qui lui désobéit. Ces gens là refusent de croire en le savoir préalable d’Allah (I) et Son omniscience ; ils renient aussi qu’Allah (I) a écrit la destinée des créatures avant de créer les cieux et la terre comme l’ont affirmé le Livre Saint et la Sunna.

            Ces présomptions furent connues vers la fin de l’ère des compagnons et le premier à avoir appelé à ces idées fut Moâbad Al Jahni avant que les Moâtazilites n’adoptèrent cette doctrine corrompue avec, à leur tête, Wassel ben Ata Al Ghazal et Amr Obaid. On rapporta sur eux des idées encore plus abominables dont leur  présomption qui conteste Allah (I) et son Messager (r) sur le fait qu’Allah (I) a le savoir préalable et décrète des choses avant leur création.

               Le Messager d’Allah (r) craignait cet égarement pour sa communauté, il disait dans le Hadith rapporté par Ibn Abi Mahjan (t) :  «Je crains trois choses pour ma communauté après moi : l’injustice des gouvernants, la croyance dans les astres et la négation de la destinée». Abu Yaâla, Al Khatib et Ibn Adi ont rapporté selon un récit d’Anas (t) que le Messager d’Allah (r) dit : «Je crains que ma communauté ne tombe dans deux erreurs après moi : la négation de la destinée et la croyance dans les astres».

               Le Messager d’Allah(r) a mis en garde sa communauté contre cet égarement. Dans le Hadith rapporté par Al Tabarani et Al Hakim selon le récit d’Abu Horaira (t) le Prophète (r) dit : « les propos sur la destinée ont été reportés pour éviter le mal à ma communauté ». Al Tabarani rapporta aussi selon Abu Omama(t) que le Messager d’Allah(r) dit : «Les conditions de cette communauté demeureront stables jusqu’à ce que les gens commencent à discuter des jeunes garçons du Paradis et de la destinée ».

               Le Messager d’Allah(r) qualifia ce groupe de mazdéens de la nation, car ces derniers disent qu’il y a deux créateurs : la lumière et les ténèbres. Ce groupe dit la même chose en affirmant que chacun est créateur indépendamment d’Allah (I). Le Messager d’Allah (r) ordonna que ce groupe soit marginalisé et abandonné et les contacts avec ces membres bannis. Dans le Hadith rapporté par Ahmed selon Ibn Omar (t), le Prophète (r) dit :  « Chaque communauté a ses mazdéens et ceux de ma nation sont ceux qui renient la destinée ; ne vous rendez pas à leur chevet quand ils tombent malades et ne participez pas à leurs obsèques quand ils meurent ».

            Dans un autre Hadith rapporté par Ahmed et Abu Daoud selon un récit également d’Ibn Omar (r), le Messager d’Allah (r) dit :  Les qadarites sont les mazdéens de cette nation, ne vous rendez pas à leur chevet quand ils tombent malades et ne participez pas à leurs obsèques quand ils meurent ».

            Les compagnons dénoncèrent ce groupe égaré et contestèrent leur négation et leur aberration ; ils ont aussi interdit aux gens de les contacter ou d’avoir des affaires avec eux. Ils n’ont épargné aucun texte pour prouver leur tort sur la question de la destinée.

            Selon Nafî, Al Tirmizi rapporta qu’un homme se rendit auprès d’Ibn Omar (t) et lui dit : Un tel te salue ; Ibn Omar (t) répondit : j’ai entendu qu’il est tombé dans l’hérésie et si c’est le cas, ne le salue pas de ma part, car le Messager d’Allah (r) disait : « Ma nation connaîtra une contestation et un désaveu contre les qadarites ».

Ibn Omar (t) rapporta aussi que le Prophète (r) dit  : « Il y aura parmi ma nation ceux qui désavoueront les négateurs de la destinée» (Al Tirmizi).

            Al Tirmizi rapporta qu’Abdulwahed ben Salem raconta qu’il se rendit une fois à Makka et rencontra Ata ben Abi Rabah et lui dit : Ô Abu Mohamed ! les habitants de Bassorah disent qu’il n’y a pas de destinée. Ata lui répondit : “Lis-tu le Coran mon fils ?”

- Ben Salem répondit : oui ! - Ata dit alors : Lis donc Al Zukhrof. - Ben Salem lit alors le début de la Sourate : [ H’à Mîm. Par le Livre explicite ! Nous en avons fait un Coran arabe afin que vous raisonniez. Il est auprès de Nous dans l’Ecriture-Mère (l’original au ciel) sublime et rempli de sagesse] [Coran 43 : 1-4]. - Ata demanda : sais-tu ce que c’est l’Ecriture-Mère ? - Ben Salem dit : Allah et son Messager le savent. - Ata poursuivit : C’est un livre qu’Allah (I) écrivit avant la création des cieux et de la terre où l’on peut savoir que le pharaon est voué en Enfer et où l’on peut savoir aussi : [Que périssent les deux mains d’Abu Lahab et que lui-même périsse] [Coran 111 : 1]. - Ata raconta qu’il rencontra Al Walid ben Al Samet l’un des compagnons du Messager d’Allah (r) et lui demanda : quel fut le testament de ton père à toi au moment de sa mort ? - L’homme répondit : mon père me convoqua et me dit : mon fils ! crains Allah et sache que tu ne craindras Allah que lorsque tu as la foi en Lui et dans le destin que ce soit bien ou mal ; si tu meurs sans cette croyance, tu iras en Enfer, car j’ai entendu le Messager d’Allah (r) dire : « Au début, Allah créa la plume (al Qalam) et lui dit : Ecris. La plume répondit : Que dois-je écrire ? Allah lui dit : Ecris ce que fut et ce que sera jusqu’à l’éternité” (Al Tirmizi).

            Les Ulémas ont affirmé que ce groupe qadarite négateur de l’omniscience d’Allah (I) est un groupe d’impies et d’infidèles à Allah (I). Parmi ceux qui ont décrété l’impiété de ce groupe figuraient notamment les Imams Malek, Chafiî et Ahmed. Ce groupe négateur de l’omniscience d’Allah (I) a presque disparu ; Al Safarini dit à leur propos : “Les Ulémas disent que les négateurs  ont disparu et ce sont eux que les Imams Malek, Chafiî, Ahmed et d’autres ont excommuniés”.

            Al Qortobi dit aussi : cette doctrine s’est éteinte et nous ne connaissons personne de notre époque qui l’adopte. Al Hafez ben Hajr Al Askalani dit pour sa part : les qadarites d’aujourd’hui disent qu’Allah (I) a le savoir préalable des actes des gens, mais divergent de leurs ancêtres sur l’attribution des actes aux humains de manière indépendante de la volonté d’Allah (I). En dépit du fait qu’ils sont moins extrémistes que les premiers qadarites, ils demeurent néanmoins égarés dans leurs présomptions.

            Al Nawawi dit : les qadarites qui avancèrent les plus abominables des idées ont disparu et il n’en reste pas un seul musulman qui prétend de pareilles choses à tel point que le qadarisme a pris un sens différent en désignant actuellement ceux qui croient en la destinée, mais disent que le bien provient d’Allah (I) et le mal ne provient pas de Lui (I).

            Les qadarites reconnaissent désormais qu’Allah (I) créa l’homme par Sa volonté, mais prétendent que cette volonté existe par puissance et par effet, c’est qu’Allah (I) peut vouloir une telle chose et vouloir une autre et qu’il se peut qu’Allah (I) veut une chose déterminée sans qu’elle ne soit créée.

            Ces gens sont en fait des mazdéens dualistes dont la plupart ont affirmé que l’univers a deux créateurs, ils affirment aussi que chaque individu et chaque acte ont deux créateurs. Ils sont encore allés plus loin en faisant des créés des créateurs et sans leurs contradictions ils seraient encore pires que les mazdéens.

            Le but et le contenu de leurs idées est de dire que les actes humains ne sont pas du ressort et du domaine d’Allah (I) le Tout-Puissant et que Son Royaume comprend des choses qui sont au-dessus de Sa volonté. Ces gens là prétendent qu’ils se dispensent d’Allah (I) et ne cherchent pas à lui obéir ou abandonner ses interdits, ils ne demandent pas le refuge auprès d’Allah (I) de leurs maux et de leurs péchés et ne suivent guère le droit chemin.

            Les qadarites prétendent qu’ils veulent hisser Allah (I) au-dessus des attributs humains et le sacraliser quand ils disent qu’Allah (I) veut que l’impie soit croyant, mais l’impie a choisi l’impiété. Leur argument dans ce contexte c’est qu’en l’absence de la volonté humaine il y aura une injustice, car comment Allah (I) peut faire d’une personne un mécréant pour le châtier ensuite.

            En vérité, ils ont voulu échapper à un mal, mais s’y sont noyés car en disant qu’Allah (I) a voulu la foi et le mécréant a choisi l’impiété et ainsi la volonté de l’impie a pris le dessus sur la volonté divine ce qui constitue la plus aberrante des croyances et ce qui en plus, manque de preuve.

            Ce n’est pas une injustice qu’Allah (I) choisit l’impiété pour le mécréant comme le prétend les qadarites, car Allah (I) a le savoir absolu de ses décrets et de leurs buts occultés à l’esprit humain.

            Muslim rapporta qu’Abu Al Aswad Al Doua’li dit : Omran ben Al Hussain me dit : Vois-tu ce que les gens font, penses-tu qu’ils accomplissent un destin qui leur fut tracé auparavant ou qu’ils exécutent ce que leur messager leur a apporté et imposé ? - Je lui dis : Non ils accomplissent leur destin préalable. - Il dit : N’est-elle pas une injustice ? - La panique me prit et je lui dis : Tout est crée et géré par Allah (I), nul n’a le droit de lui demander les raisons ou les buts de Sa volonté, mais les gens répondent de leurs actions auprès de Lui. - Il me dit : Qu’Allah t’ait dans Sa miséricorde ! Je n’avais pour intention que de tester ton esprit.

            Deux hommes se rendirent auprès du Messager d’Allah (r) et lui demandèrent : Ô Messager d’Allah ! vois-tu les gens travaillent et œuvrent ; leur travail et leurs œuvres sont-ils l’accomplissement d’une volonté préalable ou l’exécution du message de leur messager ?

            Il (r) répondit : Non, c’est l’accomplissement de la volonté divine prédestinée et le Saint Coran le confirme quand il dit : [Et par l’âme et Celui qui l’a harmonieusement façonnée et lui a alors inspiré son immoralité de même que sa piété !] [Coran 91 : 7,8].

            Abu Daoud rapporta qu’Ibn Al Daylami dit : Je me suis rendu auprès d’Ibn Kâab et lui dit : je me suis dernièrement senti être sous l’effet des qadarites, veux-tu m’en parler peut-être Allah (I)  soulagera mon cœur. Ibn Kâab lui dit : Si Allah (I) châtie les habitants de Ses cieux et ceux de Sa terre il ne sera pas injuste envers eux et s’Il (I) manifeste sa clémence envers eux, Sa miséricorde sera mieux que leurs actes et si tu dépenses tout l’or du monde pour la cause d’Allah (I), Il n’acceptera pas ton œuvre si tu ne crois pas dans la destinée et si tu n’es pas convaincu que ce qui t’atteint ne devait pas te rater et ce qui te rate ne devait pas t’atteindre ; si tu meurs sans cette foi, tu iras en Enfer.

            Puis il se rendit successivement chez Abdullah ben Massoud (t), Huzaifa ben Al Yaman (t) et Zaid ben Thabet (t) qui lui dirent la même chose.

            En adoptant leur voie, les qadarites ont choisi l’égarement du droit chemin. Omar ben Al Haitham raconta qu’il voyageait un jour à bord d’un bateau en compagnie d’un qadarite et d’un mazdéen. Le qadarite demanda au mazdéen de se convertir à l’Islam. Ce dernier répondit : Quand Allah le veut ! Le qadarite lui dit : Allah (I) le veut, mais Satan ne le veut pas. Et au mazdéens de dire : Allah et Satan ont voulu et la volonté de Satan a primé, donc Satan est plus fort. Dans une autre version il dit : Je suis avec le plus fort.

 

Colloque des sunnites avec les qadarites

La logique môatazilite n’a pu résister devant les arguments solides du public sunnite sans parler de leurs Ulémas. On raconte qu’un bédouin rencontra Amr ben Obaid et lui dit: On m’a volé ma chamelle, prie Allah (I) pour qu’Il me la rapporte ! - Amr ben Obaid dit : Ô Allah ! la chamelle de ce pauvre a été volée et tu n’as pas voulu qu’elle soit volée, Ô Allah ! rends-la-lui ! - Le bédouin s’exclama : Oh ! la chamelle est définitivement perdue et il n’y a plus d’espoir de la récupérer. - Amr demanda : Comment ? - Le bédouin dit : puisqu’Allah n’a pas voulu qu’elle soit volée et elle a été volée comment puis-je espérer qu’Il veut qu’elle retourne et que Sa volonté s’accomplisse. Le bédouin se leva et partit.

 

La réponse d’Abu Isam Al Kastalani à un qadarite

Un homme demanda à Abu Isam Al Askalani : Vois-tu si Allah (I) m’empêche d’emprunter le droit chemin et m’oriente vers l’égarement et me châtie ensuite, est-Il alors juste ? Abu Isam répondit : Si le droit chemin lui appartient, il a le pouvoir de le donner à qui Il veut et d’en priver qui Il veut.

 

 

Colloque d’Abduljabbar Al Hamadani et Abu Ishaq Al Asfarayni

            Abduljabbar Al Hamadani, l’une des figures les plus influentes dans les milieux môatazilites, rendit visite à Saheb ben Abbad et trouva chez lui Abu Ishaq Al Asfarayni, l’un des grands imams sunnites. Quand il le vit, il dit : Gloire à celui qui est pur de toute souillure. - L’Imam dit : Gloire à celui dont le Royaume ne contient que ce qu’Il veut ! - Le juge dit : Notre Seigneur, accepte-t-Il qu'Il soit désobéi. - L’Imam dit : Est-Il désobéi contre son gré ? - Le juge dit : Vois-tu si Allah (I) m’empêche d’emprunter le droit chemin et m’oriente vers l’égarement et me châtie ensuite, a-t-Il raison ou tort envers moi ? - l’Imam dit : S’Il t’empêche d’avoir ce qui t’appartient, Il a tort envers toi et s’Il t’empêche d’avoir ce qui Lui appartient, Il est seul juge de gracier celui qu’Il veut. Le juge demeura muet. Dans l’histoire d’Al Tabari, Ghaylan dit à Maimoun ben Mahran en présence de Hicham ben Abdulmalek : - Allah(I), a-t-Il voulu qu’on lui désobéisse ? - Maimoun répondit : Est-il désobéi contre son gré ?

 

Entre Omar ben Abdulaziz et Ghaylan Al Dimachki

Omar ben Abdulaziz eut la discussion suivante avec Ghaylan Al Dimachki, l’une des grandes figures môatazilites : - Il lui dit : Ô Ghaylan ! on m’a informé que tu es qadarite. Il répondit : Ils ont menti Ô commandant des croyants ! Omar lui demanda : Récite alors la sourate de “Yassin”. Il commença alors à réciter la dite sourate : [Ya-Sin. Par le Coran plein de sagesse. Tu (Mohamed) es certes du nombre de messagers, sur un droit chemin. C’est une révélation de la part du Tout-Puissant, du Très Miséricordieux, pour que tu avertisses un peuple dont les ancêtres n’ont pas été avertis : ils sont donc insouciants. En effet la Parole contre la plupart d’entre eux s’est réalisée : ils ne croiront donc pas. Nous mettrons des carcans contre leurs cous, et il y en aura jusqu’aux mentons : et voilà qu’ils iront têtes dressées. Et Nous mettrons une barrière devant eux et une barrière derrière eux ; Nous les recouvrirons d’un voile : et voilà qu’ils ne pourront rien voir] [Coran 36 : 1-9].

- Ghaylan dit : Non Par Allah ! C’est comme si je ne l’avais jamais récitée avant ce jour Ô commandant des croyants ! Je témoigne que je me repens du qadarisme. - Omar dit : Ô Allah (I)! pardonne-le s’il est sincère et fais en un exemple pour les autres croyants s’il est menteur.

            Mâad ben Jabal raconta qu’un ami lui dit : Al Taymi se rendit chez Ibn Aoun et lui fit part de cette histoire. Ibn Aoun dit : je l’ai vu crucifié à Damas. Abu Jâafar Al Khatmi nous dit aussi : J’étais présent quand Omar ben Abdulaziz convoqua Ghaylan pour l’interroger sur ses idées sur la destinée. Il lui dit : Malheur à toi Ghaylan veux-tu m’expliquer ce qu’on dit sur toi ? -Il répondit : Ils racontent des mensonges sur moi Ô commandant des croyants ! Et ils disent sur moi ce que je n’ai pas dit. - Omar lui demanda : Que dis-tu du savoir ? - Il répondit : Le savoir se réalise. - Omar dit : Tu as perdu ta cause. va et dis ce que tu veux ; Ô Ghaylan ! Si tu reconnais l’omniscience tu es battu et si tu le renies, tu es mécréant et que tu le reconnaisses en perdant la cause est mieux que de le renier et devenir mécréant. - Il lui dit : Récites-tu la sourate de Ya-Sin ? - Oui. - Récites-la alors. - [Ya-Sin. Par le Coran plein de sagesse...] jusqu’au verset qui dit : [En effet la Parole contre la plupart d’entre eux s’est réalisée : ils ne croiront donc pas.] - Arrête, que vois-tu ? - C’est comme si je n’avais jamais récité ce verset Ô commandant des croyants ! - Poursuis. - [Nous mettrons des carcans contre leurs cous, et il y en aura jusqu’aux mentons : et voilà qu’ils iront têtes dressées. Et Nous mettrons une barrière devant eux et une barrière derrière eux]; [Coran 36 : 8,9]. - Omar  lui dit : dis [Nous les recouvrirons d’un voile : et voilà qu’ils ne pourront rien voir] [Coran 36 : 9,10]. - Que vois-tu ? - C’est comme si je n’avais jamais récité ces versets Ô commandant des croyants ! et je m’engage devant Allah (I) que je ne discuterai plus jamais des sujets que j’évoquais. - Pars alors. Quand il partit, Omar pria : Ô Allah ! s’il n’est pas honnête dans sa promesse, qu’il goûte la chaleur de l’arme. Ghaylan ne parla plus du qadarisme de tout le règne d’Omar. Quand Yazid ben Abdulmalek prit le pouvoir, il manifesta un désintérêt total à cette question et Ghaylan se donna de nouveau la liberté d’évoquer ce sujet dans toutes ses discussions. Quand Hicham hérita le califat, il convoqua Ghaylan et lui demanda : Je sais que tu as promis à Omar de ne jamais évoquer ce sujet. - Pardonnez-moi, je ne le ferai plus. - Allah (I) ne me pardonnera pas si je ne te tue pas ; peux-tu réciter la Fatiha (l’ouverture) du Coran ?

- Oui. - Récites : [Louange à Allah le Seigneur de l’univers]. [Louange à Allah le Seigneur de l’univers, le Tout Miséricordieux, le Très miséricordieux, Maître du jour de la rétribution, c’est Toi que nous adorons et c’est Toi dont nous implorons secours] [Coran 1 : 2-5] - Arrête ! quel secours tu Lui as demandé, pour une chose qui Lui appartient et que tu ne peux pas faire ou pour une chose qui t’appartient et que tu veux faire ? Prenez-le, coupez-lui les mains et les pieds, décapitez-le et crucifiez-le.

 

Les qadarites négateurs ont été privés de demander le secours d’Allah l’Unique, car ils prétendaient qu’Il n’avait aucun pouvoir sur les gens et que l’homme est le seul créateur de ses actes ; comment alors peuvent-ils demander le secours d’Allah (I) dans des choses qu’Il ne peut pas faire ? Ces gens là dépendent dans leurs actes sur leur propre volonté et puissance et demandent dans le même temps la récompense d’Allah (I) tout comme l’employé qui demande son salaire de son employeur. Allah (I) se dispense de Ses serviteurs et leurs actes, au contraire ce sont ces derniers qui ont recours à leurs actes pour en bénéficier auprès d’Allah (I). Ils ne peuvent en aucun cas se dispenser du secours d’Allah (I) : [C’est Toi que nous adorons et c’est Toi dont nous implorons secours] [Coran 1 : 5]; [Adore-Le donc et place ta confiance en Lui] [Coran 11 : 123].

 


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