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Extrait de : Qu’y a-t-il après la mort ?


 

     

La Mort

 

 

Quand arrive la mort, l’homme subit d’immenses souffrances. Le maître des premières et des dernières générations, notre Prophète (e) n’a pas été épargné des affres de la mort; quand est arrivée l’heure de sa mort, il avait  devant lui une outre  ou une boite contenant de l’eau dans laquelle il mouillait ses mains pour en essuyer son visage tout en disant :

« áÇ Åöáå ÅöáÇ Çááå¡ Åöäøó ááãæÊö áÓóßóÑÇÊò ».

« Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, la mort comporte vraiment des affres »[1].

 

Aicha -Qu'Allah soit satisfait d'elle- a dit :

« ãóÇ ÃóÛúÈöØõ ÃÍóÏÇð Èóåæúäö ãóæúÊò ÈóÚúÏó ÇáøÐöí ÑóÃíÊõ ãöäú ÔöÏøóÉö ãóæúÊö ÑÓæá Çááå r ».

« Je n’envie personne pour la facilité de sa mort après avoir assisté à la dureté de la mort du Prophète (e) »[2].

 

Quand l’âme est retirée, elle est suivie du regard. Lorsque Le Prophète (e) entra chez Abû Salama alors que ses yeux étaient rivés vers le ciel, il les lui ferma en disant :

« Åöäøó ÇáÑøõæÍó ÅöÐóÇ ÞõÈöÖó ÊóÈöÚóåõ ÇáúÈóÕóÑõ ».

« Quand l’âme est recueillie, les yeux la suivent »[3].

 

Allah (U), a chargé des Anges de recueillir l’âme des mourants, Il (U) dit :

â çm÷F©ùuqs? $uZè=ßâ öNèdur Ÿw tbqèÛÍhxÿムÇÏÊÈ á

 [ Nos messagers (les Anges) enlèvent son âme sans aucune négligence ][4].

 

Abû Houreyra (t) a rapporté que le Prophète (e) a dit :

« ÊÍÖÑÇáãáÇÆßÉ ÝÅÐÇ ßÇä ÇáÑÌá ÕÇáÍÇð ÞÇáæÇ : ÇÎÑÌí ÃíÊåÇ ÇáäÝÓ ÇáØíÈÉ ßÇäÊ Ýí ÇáÌÓÏ ÇáØíÈ ¡ ÇÎÑÌí ÍãíÏÉ æÃÈÔÑí ÈöÑóæúÍò æÑíúÍÇä ¡ æÑÈøö ÑÇÖò ÛíÑ ÛÖÈÇä. ÝáÇ íÒÇá íÞÇá áåÇ Ðáß ÍÊì ÊÎÑÌ ¡ Ëã íÚÑÌ ÈåÇ Åáì ÇáÓãÇÁ ¡ ÝíÝÊÍ áåÇ ÝíÞÇá : ãä åÐÇ ¿ ÝíÞæáæä : ÝáÇä Èä ÝáÇä ¡ ÝíÞÇá : ãÑÍÈÇð ÈÇáäÝÓ ÇáØíÈÉ ßÇäÊ Ýí ÇáÌÓÏ ÇáØíÈ ¡ ÇÏÎáí ÍãíÏÉ ¡ æÃÈÔÑí ÈÑóæÍ æÑíÍÇä æÑÈ ÑÇÖ ÛíÑ ÛÖÈÇä. ÝáÇ íÒÇá íÞÇá áåÇ Ðáß ÍÊì ÊäÊåí Åáì ÇáÓãÇÁ ÇáÊí ÝíåÇ Çááå ÊÚÇáì. ÝÅÐÇ ßÇä ÇáÑÌá ÇáÓæÁ ÞÇá : ÇÎÑÌí ÃíÊåÇ ÇáäÝÓ ÇáÎÈíËÉ ßÇäÊ Ýí ÇáÌÓÏ ÇáÎÈíË ¡ ÇÎÑÌí ÐãíãÉ æÃÈÔÑí ÈÌÍíã æÛÓøÇÞ ¡ æÂÎÑ ãä Ôßáå ÃÒæÇÌ. ÝáÇ íÒÇá íÞÇá áåÇ Ðáß ÍÊì ÊÎÑÌ ¡ Ëã íÚÑÌ ÈåÇ Åáì ÇáÓãÇÁ ÝíÓÊÝÊÍ áåÇ ÝíÞÇá : ãä åÐÇ ¿ ÝíÞÇá : ÝáÇä Èä ÝáÇä. ÝíÞÇá : áÇ ãÑÍÈÇð ÈÇáäÝÓ ÇáÎÈíËÉ ßÇäÊ Ýí ÇáÌÓÏ ÇáÎÈíË ¡ ÇÑÌÚí ÐãíãÉ ¡ ÝÅäåÇ áÇ ÊÝÊÍ áß ÃÈæÇÈ ÇáÓãÇÁ. ÝÊÑÓá ãä ÇáÓãÇÁ Ëã ÊÕíÑ Åáì ÇáÞÈÑ ».

 

« Les Anges se présentent (devant le moribond), si l’homme est pieux, ils disent : « Sors, ô âme heureuse qui étais dans un corps heureux, sors glorieuse, réjouis-toi du repos et de la grâce d’une part, et d’autre part d’un Seigneur satisfait et non mécontent. » On lui répète cela sans cesse jusqu'à ce qu’elle sorte. Puis, elle est conduite au ciel. On demande de lui ouvrir la porte. «  Qui est là ? » Demande-t-on. On répond : « Un tel fils d’un tel. » On dit alors : « Bienvenue à l’âme heureuse qui était dans un corps heureux ; entre glorieuse,  réjouis-toi du repos et de la grâce d’une part, et d’autre part d’un Seigneur satisfait et non mécontent.». On lui répète cela sans cesse jusqu'à ce qu’elle parvienne au ciel où se trouve Allah. Si l’homme est mauvais, l’Ange  lui dit : « Sors, âme affreuse, qui étais dans un corps vilain, sors humiliée et réjouis-toi de l’Enfer et de la sanie ainsi que d’autres types de châtiments.  » On lui répète cela sans cesse jusqu'à ce qu’elle sorte ; puis, on la conduit au ciel. On demande de lui ouvrir la porte. « Qui est là ? » Demande-t-on. On répond : « Un tel fils d’un tel » On lui dit alors : « L’âme affreuse  qui était dans un corps laid n’est pas la bienvenue.  Retourne  humiliée, car les portes du ciel ne te seront pas ouvertes », puis elle est renvoyée du ciel vers sa tombe [5].

 

Après le retrait de l’âme, la dépouille est conduite vers la tombe. Et  elle parle pendant qu’elle est transportée par les hommes. Abû Saïd Al-Khodry (t) a rapporté que le Prophète (e) disait :

« ÅÐÇ æõÖöÚóÊö ÇáÌäÇÒÉõ ÝÇÍÊãóáåÇ ÇáÑøöÌÇáõ Úáì ÃÚäÇÞåã. ÝÅöäú ßÇäÊ ÕÇáÍÉð ÞÇáÊ: ÞÏøöãæäí¡ æÅä ßÇäÊ ÛíÑó ÕÇáÍÉò ÞÇáÊ áÃåáöåÇ: íÇ æóíáóåÇ¡ Ãíäó íÐåóÈæäó ÈåÇ¿ íóÓúãÚõ ÕæÊóåÇ ßáøõ ÔíÁò ÅáÇø ÇáÅöäÓÇäõ¡ æáæ ÓóãöÚó ÇáÅöäÓÇäõ áÕóÚöÞó  ».

« Quand la dépouille est apprêtée et transportée par les hommes, s’il s’agit d’une âme vertueuse, elle dira : « Faites-moi avancer ! Faites-moi avancer ! » Et si par contre elle n’est pas vertueuse, elle dira : « Malheur à elle, où la conduisez-vous ! ? » Sa voix est entendue par tous excepté l’être humain car s’il l’entendait, il s’évanouirait »[6].

 

Anas (t) rapporte que le Prophète (e) a dit :

« íóÊúÈóÚõ ÇáúãóíøöÊó ËóáÇóËóÉñ. ÝóíóÑúÌöÚõ ÇËúäóÇäö æóíóÈúÞóìٰ æóÇÍöÏñ. íóÊúÈóÚõåõ Ãóåúáõåõ æóãóÇáõåõ æóÚóãóáõåõ. ÝóíóÑúÌöÚõ Ãóåúáõåõ¡ æóãóÇáõåõ¡ æóíóÈúÞóìٰ Úóãóáõåõ  ».

« Trois (choses) suivent le mort ; deux  retournent et une reste avec lui. Il est suivi par sa famille, ses biens et ses œuvres : Sa famille et ses biens retournent tandis que ses œuvres  restent avec lui »[7].

 

Après la mort l’homme connaîtra une énorme terreur. Jabir (t) rapporte que le Prophète (e) a dit :

« áÇ ÊóãäøóæÇ ÇáãóæúÊó ÝÅäøó åóæúáó ÇáãóØúáöÚö ÔóÏöíÏñ ».

« Ne souhaitez pas la mort car la terreur des préludes de la mort est énorme ».

 

Omar Ibn Al-Khattab (t), a dit :

« áóæú Ãóäøó áöí ãóÇ Úóáìö ÇáÃÑÖ áÇóÝúÊóÏóíúÊõ Èöåö ãöäú åóæáö ÇáãõØøóáóÚö ».

« Si je possédais tout ce qui est sur la terre je le cèderais pour éviter la terreur des préludes de la mort ».

 

Abou Darda (t) a dit :

« ÃÖÍßäí ËáÇËñ æÃÈßÇäí ËáÇËþ :þ ÃÖÍßäí ãÄãøöáõ ÇáÏøõäíÇ æÇáãæÊõ íØáÈå ¡ æÛÇÝáñ æáÇ íõÛúÝóá Úäå æÖÇÍßñ ãöáÁó Ýíå æáÇ íÏÑí ÃÓÇÎØñ ÑÈøõå Ãã ÑÇÖò ¡ æÃÈßÇäí ÝÑÇÞ ãõÍóãøóÏ æÍÒÈå ¡ æ ÃÍÒääí åæáõ ÇáãØøóáóÚ ÚäÏ ÛãÑÇÊ ÇáãæÊ ¡  æÇáæÞæÝ  Èíä íÏóí Çááøóå ÚÒ æÌá íæã ÇáÓÑíÑÉ ÚáÇäíÉ ¡ Ëã  áÇ íõÏúÑóì ÃíÃãÑõ Èí Åáì ÇáÌäøóÉ Ãã Åáì ÇáäÇÑ ».

« Trois choses m’ont fait rire et trois autres m’ont fait pleurer.  Voilà ce qui m’a fait rire : celui qui s’accroche à la vie de ce bas monde alors que la mort le guette, le négligent qui n’est pourtant pas négligé et celui qui rit à haute voix sans savoir s’il a satisfait Allah (U) ou s’il L’a mis en colère. Ce qui m’a fait pleurer, c’est la séparation d’avec ceux que j’aime : le Prophète (e) et ses compagnons ; ce qui m’a également attristé c’est  la gravité souffrance au moment de la mort, ainsi que le jour où l’on comparaîtra devant Allah dévoilant nos secrets sans savoir ce qui nous est réservé, du  Paradis ou de l’Enfer ? »[8].



[1] Rapporté par Al-Boukhari.

[2] Rapporté par Tirmidhi.

[3] Rapporté par Mouslim. 

[4] Sourate Al-An’am 6, verset 61.

[5] Rapporté par Ibn Mâja et Ahmed et authentifié par le cheikh Al-Albani.

[6] Rapporté par Al-Boukhari.

[7] Rapporté par Al-Boukhari.

[8] Rapporté par Ibn Moubarak.


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